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Olivier Moriette
Olivier Moriette
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La nature au carré
Du 24 février au 8 avril 2017

Pour sa troisième collaboration avec la galerie Gilbert Dufois, Olivier Moriette présente pour lapremière fois au public Nature au carré. Cette dernière production de peinture à l’huile etd’estampe prolonge ses recherches formelles sur le paysage, sa retranscription et sarecomposition.

C’est au début du 19ème que la peinture de paysage s’affirme comme un genre à part entière,pour devenir un thème de prédilection des recherches sur la couleur, les volumes et la lumière.L’artiste, notamment par les nouvelles peintures et les gravures présentées ici pour la premièrefois, poursuit ces recherches et se place dans l’héritage direct des grands maître des espaces.Placé au coeur de son travail, le paysage n’est pas réel chez Olivier Moriette, mais recomposéabstraitement, et ce depuis son atelier. C’est le regard du spectateur, qui devient le principalinstrument pour produire la toile. L’objet peint implique, alors, un point de vue situé dans unespace et un temps, un cadrage et des processus de construction mentale de l’image.

Le paysage, nous le percevons, nous interprétons, et nous en parlons. Par ces trois actions, nousmodifions en permanence l’idée que nous avons du paysage. En accordant une place à l’attente,à la production de signification de la part du regardeur, et en mobilisant ses propres référentssocioculturels, la peinture prend ici une posture interactionniste. Par cette approche, le plasticienchange le regard, que l’on porte sur le paysage, sa représentation, et sa description, en seconcentrant sur la manière dont il parle aux individus, qui le découvre et entrera en harmonieavec ses sens ou contrariera ses humeurs (Claval, 2000).

Avec sa série Nature au carré, la peinture de paysage opère une circulation entre deux mondespicturaux réputés incompatibles : le motif figuratif et le motif abstrait étant mis sur le mêmeplan, figure et nature ne faisant plus qu’un. Olivier Moriette renoue ,ici, avec une certaine formede discours romantique. Emplis d’intériorité et d’étrangeté, ses travaux tissent un ensemble declin d’oeil et de référence à un genre pictural précis et à des maîtres prestigieux commeFriedrich, Turner, Cézanne et Kandinsky. Touché, modifié et maîtrisé par l’Homme, c’est par dedélicats tons sombres et par un précis jeu de traits, que l’artiste perfectionne un style trèspersonnel caractérisé par l’universalité de la construction mentale d’un paysage. Moriette estfasciné par la rencontre de l’homme et de la nature, et cherche constamment dans sa peinture àtoucher une forme d’idéalisme magique, où sentiment d’individualisme et l'existence de la nature sont unis. Les point de vues privilégiés qu’adoptent Olivier Moriette résinstaurent lacontinuité entre le spectateur sujet du regard et la nature objectivée.

Enfin, c’est sans doute avec cette une simple phrase de Zao Wou Ki de 1976, que l’on perçoitmieux la peinture de Moriette : « Ma peinture devient illisible. Natures mortes et fleursn'existent plus. Je tends vers une écriture imaginaire, indéchiffrable ».

Haily Grenet

Pour sa troisième collaboration avec la galerie Gilbert Dufois, Olivier Moriette présente pour lapremière fois au public Nature au carré. Cette dernière production de peinture à l’huile etd’estampe prolonge ses recherches formelles sur le paysage, sa retranscription et sarecomposition.

C’est au début du 19ème que la peinture de paysage s’affirme comme un genre à part entière,pour devenir un thème de prédilection des recherches sur la couleur, les volumes et la lumière.L’artiste, notamment par les nouvelles peintures et les gravures présentées ici pour la premièrefois, poursuit ces recherches et se place dans l’héritage direct des grands maître des espaces.Placé au coeur de son travail, le paysage n’est pas réel chez Olivier Moriette, mais recomposéabstraitement, et ce depuis son atelier. C’est le regard du spectateur, qui devient le principalinstrument pour produire la toile. L’objet peint implique, alors, un point de vue situé dans unespace et un temps, un cadrage et des processus de construction mentale de l’image.

Le paysage, nous le percevons, nous interprétons, et nous en parlons. Par ces trois actions, nousmodifions en permanence l’idée que nous avons du paysage. En accordant une place à l’attente,à la production de signification de la part du regardeur, et en mobilisant ses propres référentssocioculturels, la peinture prend ici une posture interactionniste. Par cette approche, le plasticienchange le regard, que l’on porte sur le paysage, sa représentation, et sa description, en seconcentrant sur la manière dont il parle aux individus, qui le découvre et entrera en harmonieavec ses sens ou contrariera ses humeurs (Claval, 2000).

Avec sa série Nature au carré, la peinture de paysage opère une circulation entre deux mondespicturaux réputés incompatibles : le motif figuratif et le motif abstrait étant mis sur le mêmeplan, figure et nature ne faisant plus qu’un. Olivier Moriette renoue ,ici, avec une certaine formede discours romantique. Emplis d’intériorité et d’étrangeté, ses travaux tissent un ensemble declin d’oeil et de référence à un genre pictural précis et à des maîtres prestigieux commeFriedrich, Turner, Cézanne et Kandinsky. Touché, modifié et maîtrisé par l’Homme, c’est par dedélicats tons sombres et par un précis jeu de traits, que l’artiste perfectionne un style trèspersonnel caractérisé par l’universalité de la construction mentale d’un paysage. Moriette estfasciné par la rencontre de l’homme et de la nature, et cherche constamment dans sa peinture àtoucher une forme d’idéalisme magique, où sentiment d’individualisme et l'existence de la nature sont unis. Les point de vues privilégiés qu’adoptent Olivier Moriette résinstaurent lacontinuité entre le spectateur sujet du regard et la nature objectivée.

Enfin, c’est sans doute avec cette une simple phrase de Zao Wou Ki de 1976, que l’on perçoitmieux la peinture de Moriette : « Ma peinture devient illisible. Natures mortes et fleursn'existent plus. Je tends vers une écriture imaginaire, indéchiffrable ».

Haily Grenet

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